Pour un compte de résultat, il faut :

  • 300 g de charges

  • 1kg de produits

  • 700 g de résultat positif !

  • 1 bonne pincée de tableau

Le compte de résultat permet de « compter » 100 + 200 + 350 - 100 – 150 = « le résultat » d’une entreprise, d’une association ou d’une collectivité pour déterminer si elle a fait des bénéfices ou des pertes.

Plus sérieusement, le compte de résultat retrace l’activité de l’entreprise tout au long de l’année (exercice comptable). Il permet de mesurer sa performance économique en faisant ressortir son résultat (gain ou déficit).

Comment se présente le compte de résultat ?

Le compte de résultat est un tableau composé de toutes les charges (comptes de la classe 6) et produits (comptes de la classe 7) contractés au cours d’une année.  

Les produits et les charges se classes dans 3 grandes catégories en fonction de leur nature permettant de présenter des résultats intermédiaires :

#Résultat d’exploitation : ici, on retrouve toutes les charges et les produits liés à l’activité normale de l’entreprise, c’est-à-dire, ce pourquoi elle existe. J’illustre :

  • Je bosse dans l’évènementiel et je fais de la communication pour la prochaine coupe du monde ;

  • Je vends des tongs brésiliennes que j’ai préalablement acheté à Rio de Janeiro ;

  • Je suis bricoleur et je facture mes prestations de plomberie ;

  • Je suis patronne d’une entreprise qui fabrique des vêtements pour enfant et j’invite à manger le directeur des achats d’un grand réseau de distribution ;

  • Il y a des employés dans l’entreprise qui effectuent un super job en contrepartie de leur salaire.

#Résultat financier : c’est la différence entre les charges et les produis financiers traduisant la politique de financement de l’entreprise.  

Je l’explique par l’exemple.

Lorsqu’une entreprise a besoin d’argent, elle peut aller voir son banquier pour faire un emprunt. (sa politique, c’est d’emprunter pour avoir de la trésorerie)

Oui mais, même si le directeur financier « aime sa banque », elle va lui faire payer des intérêts financiers (Cette politique a un coût, et le coût d’intérêt bancaire est une charge financière)

Inversement, une entreprise qui a beaucoup d’argent dans son compte peut placer son argent car elle veut tout faire « travailler plus pour gagner plus ». (sa politique, c’est le placement financier) 

Oui mais, même si le banquier « aime son client », il va devoir lui payer des intérêts financiers. (cette politique de placement financier génère un gain, et le gain est un produit financier)   

Résultat exceptionnel :  Ici, nous avons les éléments inhabituels n’entrant pas dans le cadre de l’activité normale. 

Exemples concrets :

  • Charge exceptionnelle 

Une entreprise commercialise et pose des fenêtres pour les immeubles d’entreprise. Le directeur commercial qui est un homme toujours pressé, a la fâcheuse habitude d’appuyer trop fort sur le champignon pour arriver à l’heure à ses rendez-vous. Le problème c’est qu’en prenant le périph avec la voiture de société, il est flashé pour excès de vitesse. Résultat une amende arrive dans les mains de la comptable qui devra enregistrer la charge en exceptionnelle.

Que nous soyons tous d’accord, avoir une amende est quelque chose d’exceptionnelle n’entrant pas dans le cadre normal de l’activité de l’entreprise.

  • Produit exceptionnel

Pour résoudre définitivement le problème, le boss prend « the » décision en vendant le véhicule sur un site d’annonce pas chère…  Le gain de la vente sera enregistré en produit exceptionnel. Effectivement, l’entreprise vend des fenêtres et pas des voitures.

APERÇU DU COMPTE DE RÉSULTAT